l’exemple d’un syllabo-quartine

boulot,  dodo,  gogo :

                       veau !

syllabo 263, quartine

 .

algorithme : abcd  bdac  dcba  cadb  (abcd)

acrostiche syllabique :  tant qu’on vit comme on pense, on évite de penser comme on vit… 

.

TANT   de   médiocres    déterminismes,

QU’ON  ne voit et comprend  même pas !

VICtoire  du  mensonge    à  soi-même,

COMique   effroi   face   aux   solitudes …

.

MON Psychisme  aime-t-il,   pas à pas,

PENSer  tout,   jusqu’à   ma  solitude   ,

SON  passé,  donc mon déterminisme,

EVeillé   par  mes  relations    mêmes ?

.

VITe,    il  faut,      avec  ta  solitude,

TE Donner  à l’Amour,  tenter même

DE Penser  l i b é r é,  seul  ou  pas,

PANSement    anti – déterminismes…

.

SECulaire  mensonge   à   soi-même

COMMe  esclavage  au  déterminisme

M’ONT Vaincu,   appauvri,   solitude,

VIE   d’intérêts  libérés   ( ou   pas ?)…

______________________________________________

NB :

0-  Tête-en-l’air,  je n’ai pas noté ici de qui est la citation (mais elle doit être sur le manuscrit au crayon).

1-  La quartine est en ennéa-syllabes, donc pas entièrement régulière ; j’avais besoin de vers plus longs que des tétra-syllabes pour tout dire.

2-  Autre  irrégularité : les mots-rimes non assonants ; au contraire, les plus dissemblables possibles ( a – ê – i – u ; le ‘o’  se vautre dans le titre !). 

3-  En revanche,  on  finit  bien  sur la clôture masculine habituelle.

4-  Un raffinement dans l’acrostiche syllabique : presque toutes les syllabes en sont « riches« , c’est-à-dire comprennent déjà la consonne qui initie la syllabe suivante de l’acrostiche. Difficile pour un syllabo, mais jouissif.

________________________________________________________


Archive pour octobre, 2006

poésie française : mes solutions (j’avais oublié de les publier !)

NB :  solutions qui pourraient aussi, à mon avis, être utilisées pour la plupart des langues mondiales.

 

1- Cristallinité

 11- Verticalité ( acrostiche à 100%,  mésostiche,   dimorphes, trimorphes,   diagonnets,   syllabos…) 

remplaçant la métaphore

 12- Densité (style, pas un mot de trop, ni de chevilles, peu de mots grammaticaux, )

 

2- Musique des mots

 21- nouvelle rime (continue)  +  assonances  +  rimes internes

 22- mètres  courts  (et impairs) …

 23- cratylisme  (si possible)

 

3- sens

 31-   1re, 2de, 3ème  lectures

 32-   Polysémie  précise, claire

 

4- d’où  POLYPHONIE,  mes cinq voix :

Titre + verticalité, acrostiche + typographie + sens, polysémie + musique des mots

 

 

5- NOUVELLES FORMES POETIQUES

 

a)  fondées sur la sextine :

      QUENINES (des centaines

           quartine ;    quintine ;    autres sextines ;    septine ;    octine ;    nonine ;    dizine ;  onzine ;  douzine

        Zirconine

        Tourmaline

        Cubine

        Néphéline

        Holothurine

        Pokérine

        Brelanine

        Crayonnine

        Clunyne

        Trois-quartine  

 

b)  DIMORPHES  (centaines)

        très variés  (y compris sonnets,  quenines)

      + Trimorphes   (tricoful,  trimmax,  triMax),  plus de 150

 

c)  DIAGONNETS    et  super-diagonnets (ou  full diagonnets) 

              ( plus de 400 )

 

d)  SYLLABOS   ( plus de 250 )

       et  DIMORPHES  SYLLABIQUES 

 

e)   ultra-SONNETS  (2 rimes)

      hyper-sonnets (3 rimes)

      mini-ultra-sonnets (2 rimes,  10 pentasyllabes)

 

f)    Balladette  (abba  cddc  abcd)

      Fermagic

      Terza rima finita 

      Echorime

autre exemple, sextine régulière avec un nouvel algorithme

sens   profond ?

sextine  régulière 

( car  6 strophes de 6  hexa-syllabes )

 

acrostiche : la forme, c’est le fond remontant à la surface

 

algorithme :  abcdef  beafdc  edbcfa  dfeacb  fcdbae  cafebd  (abcdef) 

( à mon avis,  algorithme plus musical que celui  des Troubadours (Arnaut  DANIEL),  car la distance minimale entre mots-rimes est supérieure, et la distance  maximale entre mots-rimes est inférieure )

 

L ‘art-cohérence ?   à  dire,

A  chanter  en  mots-rimes,

F aire  entendre  en sextine ;

O ser   dire,     en   ma  vie,

R ythme,  et neuf algorithme ;

M on     heure     poétique,

.

E n   assonances,     rimes         ,

C’ est  toujours l’algorithme

E n  fin  de compte,  à dire

S outerrain      poétique,

T erreau,  racine  et  vie …

L a    tradition – sextine

.

E d i f i e     l’algorithme

F acile,     encore   en  vie,

O ù  dansent  les mots-rimes,

N otre  escargot – sextine,

D aniè,      sa   poétique,

R êve   et magie  de  dire …

.

E n  mes fragments  de vie,

M on  discours   poétique

O ublie  tout  algorithme,

N otre  impuissance  à dire

T romperies   en  sextines,

A veuglements   en  rimes …

.

N ues  formes  poétiques,

T er ri fi        ou   sextine,

A ugmentent   l’art  de  vie…

L a  musique   des  rimes,

A ssonances,   peut dire,

S urtout  par l’algorithme,

.

U ne   Grâce      en    sextine …

R igueur,  fais-nous mieux dire

F antaisies          poétiques ;

A idé    par     l’algorithme,

C ompose  un air  de rimes,

E t   des  rires    de  vie. 

_____________________________________________________

NB :

1-  l’acrostiche est une citation de ?  :  tête-en-l’air, j’ai pas noté !

2-  Une idée oxymorique rencontrée ailleurs (y compris certains toubibs, surtout dermatos) :  le plus profond en nous, c’est notre surface.

3-  Comme  souvent,  assonances  en ‘i’  signifiant sourires, du côté de l’auto-dérision (du véritable humour ?) ; avec un respect strict de mes contraintes, assonances féminines se terminant au masculin.

4-  Bel algorithme, qui m’a donné du mal ;  n’hésitez pas à en user, et en abuser,  si  vous n’êtes pas assez matheux pour vous lancer dans la multiplication  de matrices.

5-  A  notre  siècle des transgressions exténuées de  tous les critères de beauté artistique, en particulier poétiques,  cette sextine voudrait modestement proposer une reconstruction esthétique,  à partir

de la cohérence,

de la lointaine tradition, 

de la forme,  

de  l’alliance  ‘Poésie-Mathématiques’, 

de la création de nouvelles formes fixes, 

et du sourire ludique.

6-  Ce poème de « poétique »  n’est  qu’un exemple  parmi des centaines, des dizaines de recueils possibles,  pour refonder  une poésie française du XXI ème siècle. 

___________________________________________________________________________________

 

autre exemple, une hexa-brelanine

                                               tu  es  Lacan  tout  va  mal

                                                       hexa-brelanine 

acrostiche :je cogite éperdument’  (citation de jacques Lacan)

(algorithme : abcdef  bdface  daebfc  (abcdef) )

.

J ‘ai  peur  d’un cerveau  vide

E t  du temps  qu’on gaspille

C omme  billes,  ou  drinks,

O u  moments  de délices…

G aspiller  me rend  triste,

I rrésolu,   stérile …

.

T ant  de temps  se  gaspillent

E n  simili-délices,

é chappades  stériles,

P réoccupations  vides,

E t  bavardages,  drinks !

R efus  d’effort  rend triste …

.

D outer,  penser,  délices

U niques ;  télés  vides

M ‘ennuient,  me rendent triste :

E t  le temps  qu’on gaspille

N ous  affaiblit,   stérile,

T emps  mondain, médias, drinks …

________________________________________________

NB : 

0- Brelanine :  trois  strophes  carrées  (ici  6 x 6,  six hexa-syllabes)

1-  Les  mots-rimes  de la brelanine  sont assonants (ici en ‘i’), comme pour toutes les quenines à forme libre, régulières (quartine, quintine, sextine, septine, octine…)  et  irrégulières  (tourmalines, zirconines, pokérines, holothurines, cubines, crayonnines, clunynes…) 

2-  Comme  souvent,  l’assonance en ‘i’  signifie du rire, en tout cas du sourire.

3-  Cohérence du titre avec les incessants  calembours  de Jacques  LACAN (+ toutes les polysémies possibles, avec ponctuations  diverses).

4-  Excellent résumé de ma posture dans la vie parisienne actuelle. Chaque mot, de Lacan comme de ma brelanine, compte…

____________________________________________________________

autre illustration poétique, un dimorphe

visions  sous-marines

dimorphe 774

 

A =  ultra-sonnet (2 rimes) d’octosyllabes 

(acrostiche : promenade en mer ) abba abba  baa aba

=

B  = quartine d’heptasyllabes 

(acrostiche :  plongeur démasqué )  abcd  bdac  dcba  cadb  (abcd) 

 

A

P almes,   apnées,   tuyaux    à  L’air,

R egard    latéral,    rêve   Oblique,

O n  montre au public Nos déclics,

M er  aux teints clairs, Gamme solaire…

.

E t   l’on  rêve     Eveillé,      d’éclairs

N uit  claire, Une clarté biblique

A     Réveiller  tous  les publics …

D ans  la transparente  et claire  Ere,

.

E cartée  d’un public Magique,

.E n  vision  d’un rêve  A  couvert,

.N udités  à  Sec  du  désert,

.

M ou  public   Qui  fuit     littéraire

E ncre    à  Utiles  dessous chic,

R êve  en aquarium  verres  clairs …

 .

__________________________________________________________ 

.

B

.

P almes,  apnées,  tuyaux  à

L ‘air, Regard  latéral,   rêve

O blique,  On  montre au public

N os  déclics,  Mer aux teints clairs,

.

G amme  solaire… Et l’on rêve

E veillé,  d’éclairs  Nuit  claire,

U ne  clarté  biblique   A

R éveiller   tous les publics …

.

D ans  la transparente  et claire

E re,  Ecartée  d’un  public

M agique,  En  vision  d’un rêve

A   couvert,  Nudités  à

.

S ec   du  désert,  Mou  public

Q ui  fuit  littéraire  Encre  à

U tiles  dessous chic,  Rêve

E n  aquarium  verres  clairs …

_____________________________________________________.

NB :

1-  Le sonnet-dimorphe est une forme  assez difficile, mais très agréable, et jouissive,  en tant que progrès du sonnet (rimes internes et autre musicalité, contrepoint entre les acrostiches et entre les rythmes, concision … )

2-  Ici,  la difficulté  est  accrue par  la  contrainte de l’ultra-sonnet :  2 rimes seulement !

3-  Pour l’anecdote,  ce  dimorphe est un  souvenir de mes  promenades  tuba au bec,  à partir de l’ancienne digue du port de Monaco,  et de mes face-à-face sous-marins  avec les  touristes  promenés en mer  par un  superbe bateau - aquarium,  qui s’appelait  « Vision sous-marine »,  si je me souviens bien …

4-  On comprend mieux ainsi les nombreuses  polysémies / doubles lectures  tout au long du poème.

une courte illustration : terza rima finita (terrifi 3)

  • où sont leurs fruits ?

(aba bcb cac)

  • .

I ls se croient mûrs, réalistes, sages,

M ais ils ne sont que vieux, sans courage,

M orts à toute étude, apprentissage,

.

A ge    des  précautions    et  naufrages,

T isane     et   garde-malade    et  peurs,

U sure    et   maquillages,     poudrages …

R i*ons de leur beurre-argent du beurre,

E t  de leur pourrissant  mûrissage,

S ans   invention,   ni   coeur   ni  labeur …

____________________________________________

NB :

1-  Il s’agit bien d’une « terrifi 3″,  car je ne fais pas rimer ‘-rage’  et ‘-sage’ ; ce qui me permet un avant-dernier vers intéressant

2-  poème « carré »:  9 x 9 (neuf ennéasyllabes)

3-  L’acrostiche  et le titre  contribuent  au contrepoint avec le fruit (jusqu’aux poudrages insecticides et fongicides)

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